Les latinistes vous parlent de leur option

Les latinistes de première vous expliquent de vive voix ce qui leur plaît dans notre cours: bonne écoute!

 

 

Entre parenthèses au théâtre de la Colline – critique théâtrale des 1ère latin

La pièce de théâtre Entre parenthèses écrite par Pauline BUREAU est tirée d’une histoire vraie. L’œuvre dont s’est inspirée Pauline Bureau est une œuvre autobiographique d’Adelaïde Bon. Ce roman se nomme La petite fille sur la banquise (2018).
Ce livre parle de la jeune Adélaïde (donc l’autrice n’utilise pas un autre nom pour parler d’elle même et donne la vérité crue), qui a été violée sur les marches d’escalier de son immeuble et puis a été laissée vide, en pleurs mais surtout mutique. Vingt ans après, elle reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert son affaire, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. De 1983 à 2003 il a violé 72 jeunes filles mineures, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte.
En 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde confronte le violeur en série qui a détruit sa vie. Au début du récit, Adélaïde Bon écrit une dédicace à « la docteure Muriel Salmona », qui est la psychologue qui apparaît dans la pièce, ainsi que « l’enquêtrice au long cours ». Dès les premières pages, l’autrice évoque « le sachet en papier blanc des carambars et le pot de flocons pour poissons rouges qu’elle avait posé sur le coin nu d’une marche », qui sont également évoqués lors du moment où Alma, dans la pièce de théâtre, raconte le moment de son viol. Les rêves brusques et le fait que l’héroïne mange plus que d’habitude sont également des points communs entre le roman et l’adaptation théâtrale qui apparaissent dès le début : dans les premières pages pour le récit et dans les premières minutes pour la pièce de théâtre. 
Après Neige, Pour autrui et Dormir cent ans présentés à La Colline, Pauline Bureau poursuit son exploration des liens entre intime et politique 
‌Le récit d’Adelaïde a été publiée en 2018 durant la période du mouvement MeToo. Le mouvement MeToo est apparu en 2017/2018. Le mouvemet #MeToo est un mouvement social encourageant la prise de parole des femmes, dans le but de faire savoir que le viol et les agressions sexuelles sont plus courants que ce qui est souvent supposé, et de permettre aux victimes de s’exprimer sur le sujet (comme c’est surement le cas pour Adelaide Bon).


Ambre et Aljazi

Durant la pièce Entre parenthèses, l’héroïne, Alma, a subi dans son enfance un viol de la part d’un inconnu. Ce viol, élément central de la pièce n’est au début pas perçu comme tel par la protagoniste et est constamment remis en question par différents personnages de la pièce. Parmi ces personnages, on retrouve notamment l’experte psychiatre, qu’Alma rencontre avant le procès pour juger l’agresseur. Cette psychiatre, sciemment écrite comme insupportable, est l’archétype de la société actuelle, cherchant en permanence à douter de la véracité du récit d’Alma. Dans cette idée, lors de leur tête à tête, elle va plusieurs fois s’amuser de la situation en faisant des piques d’humour peu adaptées à la situation. Elle va par exemple minimiser ce qu’est un viol en voulant faire croire à l’héroïne qu’après tout, ce n’est pas si grave. Cette femme qui donc à première vue fait grincer des dents, provoque pourtant l’un des seuls rires spectateur de la pièce grâce au caractère très direct de ses paroles.

Sacha et Cédric

Jeu de lumière et bande son de la pièce entre parenthèses
Le jeu de lumière est omniprésent  dans cette pièce. Elle pose l’ambiance et délimite les différents décors. Le décor est divisé en deux  grandes parties séparées grâce aux jeux d’éclairage. La partie gauche du décor correspond à la maison d’Alma le personnage principal. Tandis que la partie droite du décor correspond au commissariat de la brigade des mineurs. La lumière suit l’action de la pièce. Son intensité varie selon l’intrigue et l’atmosphère que veut renvoyer Pauline Bureau la metteuse en scène.
 Pendant la pièce, il y a plusieurs retours dans le temps. Ils sont annoncés par l’écran situé au milieu du décor. Sur cet écran, des écritures s’affichent comme des dates ou des textes pouvant situer la scène dans le temps. Au milieu de ce même décor, une alcôve est découpée dans le fond et servira de pièce en plus montrant l’intimité des personnages. Par exemple, lors d’une fringale nocturne d’Alma, on la voit manger un pot de Nutella en cachette. Dans cette même alcôve le jeu de lumière est important avec l’utilisation des ombres pour montrer le côté secret de ces personnages. L’utilisation de l’ombre dans l’exemple précédent peut montrer la honte du personnage.

Pendant toute la durée de la pièce, on peut entendre une sorte de bruit de fond similaire à un bourdonnement.  Il crée une atmosphère pesante qui rend mal à l’aise les spectateurs. Lors de moments choquants ou importants, la musique tendra plus vers les aigus jusqu’à arriver à un sorte de sifflement d’acouphène.
En conclusion, l’atmosphère de la pièce pesante et oppressante est renvoyée par l’éclairage tamisé, les décors avec l’alcôve et la bande son rendant mal à l’aise les spectateurs.
 
Antoine et Simon 

Dans la pièce Entre Parenthèses de Pauline Bureau, les écrans occupent une place essentielle dans la mise en scène et participent pleinement à la compréhension de l’œuvre par les spectateurs. Ils ne servent pas uniquement de décor moderne, mais deviennent un véritable outil narratif et émotionnel.
En effet, les projections numériques permettent de matérialiser les traumatismes et les souvenirs de la jeune fille. Grâce à des images volontairement floues et à une résolution abaissée, un effet de « grain de vieillesse » apparaît, donnant l’impression de souvenirs lointains, presque effacés par le temps. Ce choix visuel traduit parfaitement le brouillard de l’esprit du personnage, son mal-être intérieur ainsi que la difficulté à distinguer clairement le réel de ses pensées.
 
Par ailleurs, les écrans jouent également un rôle important dans la création de l’ambiance scénique. Selon les scènes, ils peuvent renforcer la tension dramatique, installer une atmosphère oppressante ou au contraire accompagner des moments plus calmes et introspectifs. Les variations de lumière, de couleurs et d’images projetées influencent directement les émotions ressenties par le public.
Enfin, cette utilisation du numérique apporte une dimension contemporaine à la pièce. Elle rapproche l’univers scénique du monde actuel, où les écrans occupent une place omniprésente dans notre quotidien. Ainsi, Pauline Bureau réussit à mêler innovation visuelle et profondeur psychologique, faisant des écrans un élément central de la mise en scène.

Ethan et Martin

Analyse sur le symbole de la brume
La pièce Entre parenthèses est une œuvre théâtrale qui aborde avec poésie le traumatisme d’une blessure enfouie et taboue de l’enfance : le viol d’une jeune fille. Le public est accueilli dans une pièce aux murs recouverts d’un papier peint chaleureux, dont les fenêtres ne donnent sur rien d’autre qu’un espace sombre et brumeux. Facile à manquer, ce détail revêt pourtant une grande importance dans la mise en scène. Alma est une femme accomplie, enceinte de son premier enfant, lorsqu’elle reçoit un appel de la brigade des mineurs qui lui parle d’une plainte pour attouchement qu’elle avait déposée quand elle était alors âgée de 9 ans, bien don(t elle ne s’en souvient pas. Et pourtant, ce souvenir l’a marquée de plus d’une façon : difficultés à se reconnaître, des crises boulimiques, des pensées suicidaires…. Elle est obligée d’analyser à nouveau toutes ses bizarreries qui la définissent. Comment exprimer ce passé qui l’a hantée, que son subconscient lui a permis de fuir pendant si longtemps ? La scénariste Pauline Bureau a illustré cette idée à travers une métaphore poétique : une ombre dans la brume. La brume prend une dimension symbolique forte, elle représente l’état de confusion dans lequel se trouve Alma. Au début de la pièce, tout est assez flou, comme si le souvenir était encore enfermé au plus profond d’elle-même, c’est inaccessible, presque irréel. Cela traduit donc l’effacement du traumatisme, mais aussi la difficulté à nommer ce qui a été vécu. La brume devient l’image d’une mémoire brouillée, que le personnage n’arrive pas encore à retrouver clairement.
Alma est réveillée en pleine nuit par la silhouette d’une fillette qu’elle ne reconnaît pas, rendue indiscernable par la brume. En ignorant cette petite fille, Alma s’enfonce dans une spirale descendante, et ses crises d’insomnie ainsi que ses pensées suicidaires deviennent plus en plus fréquentes et plus intenses. En réfléchissant à toutes les façons dont elle avait été brisée Elle prend alors rendez-vous avec un psychologue qui lui permet de regagner la force et le courage d’aller rencontrer les enquêtrices. Elle est prête à aller de l’avant, à se battre, et c’est à ce moment-là que la brume se lève, révélant une petite fille en robe rouge ; Mais Alma n’est pas la seule dans cette reconstruction. Autour d’elle, les enquêtrices, les autres victimes et les mères forment un réseau de solidarité. Ensemble, elles mènent l’enquête et préparent le procès contre Giovanni Costa, l’homme qui leur a fait tant de mal. Ce combat est collectif.
En conclusion, Entre parenthèses révèle avec force la mémoire traumatique longtemps tue, la lutte des femmes et la sortie du silence imposé après des années d’oubli. C’est à travers le personnage d’Alma et des autres victimes de Giovanni Costa que Pauline Bureau nous pousse à prolonger cette réflexion essentielle : comment, face à ces blessures passées et invisibles, mieux écouter, mieux accompagner et enfin mieux juger ?

Nahida SAID SALIM, Kaycee ESPINOLA 


Ce qui nous a également particulièrement plu dans la pièce est le fait que les « phobies d’impulsion » soient évoquées, expliquées et traitées comme étant un sujet important. Il est rare que celui-ci soit abordé que ce soit en général où spécifiquement dans le cadre d’antécédent d’agression sexuelle. 
Dans la pièce, alors qu’Alma a accouché, elle se retrouve seule chez elle avec son nourrisson dont elle s’occupe. Seulement, arrive le moment où elle doit changer sa couche, mais des pensées intrusives la paralyse, elle est contrainte d’abandonner cette tâche pour le moment et de ne pas le changer.
Plus tard, lorsqu’elle rencontrera une psychologue spécialiste des violences sexuelles, elle lui en parlera et celle-ci lui répondra qu’il est tout à fait normal qu’elle puisse ressentir cela par moment, que ces pensées intrusives s’appelaient des phobies d’impulsion et qu’elle ne la définissait pas. D’après elle, c’est son agresseur qui parle, c’est lui le monstre, elle doit se battre contre ces pensées qui ne lui appartiennent pas. Alma est alors soulagé car elle se sentait infiniment coupable de ressentir cela. Nous avons trouvé cette scène touchante car elle pouvait rassurer de nombreuses personnes vis à vis de potentielles pensées intrusives qu’elle ait pu ressentir. 
Nous notons d’ailleurs, que ces phobies d’impulsion ne sont pas uniquement fréquentes chez les victimes de viols ou d’agression sexuelles mais également chez de nombreux parents, notamment les mère durant leur post-partum. Après la naissance d’un bébé, s’en occuper peut faire réaliser aux parents que ce petit être est entièrement entre leurs mains, que sa vie dépend d’eux, cela peut faire très peur et ces personnes peuvent s’imaginer les laisser tomber des escaliers, les noyer en les douchant ou pleins d’autres choses. Ce phénomène et naturel et fini par passer, nous trouvons de ce fait la pièce admirable pour avoir expliqué aux spectateurs ce qu’est cet horrible sentiment et pour avoir pris le temps de nous rassurer sur ce sujet bien trop peu abordé généralement.

 Aljazi et Asmaa.

Le point de vue scientifique et la justification du titre :
Nous avons apprécié le fait que la pièce ne soit pas uniquement centrée sur le point de vue d’Alma mais aussi sur ses relations familiales et la façon dont chacun a vécu la situation. A cela s’ajoute une explication scientifique du viol et du traumatisme qui en découle, permettant au spectateur de disposer de faits avérés et incontestables sur ce sujet.
La mère d’Alma a notamment joué un rôle très important dans la guérison de sa fille. Après son viol, Alma a pu se confier à ses parents, à l’écoute, et avoir une consultation médicale. A l’issue de celle-ci sa mère découvre que sa fille a véritablement été victime d’un viol, puisqu’entre les jambes de sa fille, un écart semblable à des parenthèses s’est dessiné.
Le titre de la pièce, « Entre parenthèses », peut justement être perçu de différentes façons. Voici quelques interprétations que nous avons trouvées :
Premièrement, « entre parenthèses » peut être vu comme une manière de minimiser l’acte subi. La justice et certaines mentalités, notamment celle de l’experte psychiatre dans la pièce, prennent à la légère ce sujet sensible.
Deuxièmement, du point de vue grammatical, les parenthèses permettent de mettre des éléments de la phrase à part, comme la société le fait au sujet du viol et de ses syndromes post-traumatiques.
Troisièmement, du point de vue mathématique, les parenthèses apportent la priorité à une opération. Dans notre contexte, on peut interpréter cette image comme la priorité qu’Alma met sur son rétablissement et sa santé mentale après son viol, plutôt qu’à la recherche de cet homme qui lui a fait du mal. Ce peut également être le choix des policières de la brigade des mineurs d’enquêter de nouveau sur de vieilles affaires non élucidées appelées des « cold cases ».
Le titre peut également signifier un moment en marge de sa vie. En effet, cet évènement traumatisant de son enfance n’a refait surface que vingt quatre ans plus tard. Pendant toute cette période Alma n’y pensait plus, et une fois le procès terminé, elle a repris sa vie, s’est relevée et a réussi à tourner définitivement la page, fermant enfin la parenthèse de cette histoire. L’enquête est de plus menée en parallèle de la vie d’Alma et la mise en scène permet au spectateur de visualiser très clairement ces deux aspects.
Enfin, comme énoncé précédemment, les parenthèses sont une métaphore des conséquences du viol d’Alma, utilisée par la mère pour expliquer l’image bouleversante qui l’a hantée depuis cette fameuse consultation médicale.

Une belle réussite pour la section internationale Chinoise

Une belle réussite pour la section internationale chinoise

Flash Collection 2026 : découvrir l’art contemporain

Dans le cadre du projet d’éducation artistique et culturelle du lycée, nous avons reçu au lycée, le jeudi 9 avril 2026, une médiatrice du Fonds régional d’art contemporain pour l’exposition itinérante Flash Collection, en partenariat avec la Région. A l’initiative de la professeur-documentaliste, d’une professeur de lettres et du professeur d’arts plastiques (EEPD) les 2de3 et les S4 option Art (50 élèves) ont été retenus afin d’assister à la Flash Collection. Ils ont pu ainsi approfondir les notions d’artiste, d’art, d’œuvre originale ou encore d’abstraction.

Les œuvres d’art présentées cette année (des œuvres  bidimensionnelles de petit format) ont été renouvelées. A l’image des années précédentes, nous avons eu de bons contacts avec l’équipe du FRAC.

Avec le premier groupe, la médiatrice a introduit les notions de medium et de designer. Puis les élèves ont découvert le ready made de Véronique Joumard, Horloge. Cette œuvre les a conduits à réfléchir à la notion de série en art, à l’importance des réseaux interpersonnels pour les artistes et à s’interroger sur la non reproductibilité d’une œuvre originale. Ils ont fait le lien entre ce Memento Mori  et le Carpe Diem déjà abordé lors de l’étude de la poésie en classe. Ils ont découvert Fontaine de Marcel Duchamp, ce qui a entraîné un débat sur la validation de l’art. La question a été lancée : l’idée prime-t-elle sur la façon ?

Ensuite, l’œuvre dévoilée, Film Still (2007) de John Stezaker, un collage entre un photogramme et une carte postale, a permis de découvrir ce qu’est la paréidolie, la tendance à voir des formes humaines dans la nature.

Avec le deuxième groupe, la médiatrice a présenté le FRAC : 2300 œuvres, une collection publique, des artistes encore vivants. Ensuite, le groupe a analysé la photo Dinner in Pool (1980) de Bill Owens, issue d’une enquête sur les habitants des banlieues pavillonnaires californiennes à la poursuite du rêve américain. L’artiste montre un couple installé pour un dîner aux chandelles au fond de leur piscine vide. En écho, Duane Hanson et la critique de la société de consommation ont été évoqués au travers d’une référence à sa sculpture hyperréaliste Supermarket Shopper, déjà connue de certains élèves.

La séance s’est conclue avec Richard Fauguet et son travail sur Dark Vador et Star Wars. Le collage d’un bec verseur de sucre sur une reproduction d’une sculpture abstraite de Brancusi permet avec drôlerie de réfléchir aux relations entre la pop culture et la culture élitiste associée aux musées.

Les élèves ont participé activement aux échanges par leurs questionnements et leurs connaissances. La Flash Collection s’avère une totale réussite en révélant des élèves engagés, curieux et ouverts. Des qualités indispensables pour la poursuite de leurs études.

Les élèves parlent aux élèves… des spécialités

Des élèves de terminale générale ont évoqué les spécialités et options qu’ils avaient choisies et conservées pour la préparation au baccalauréat et aux études supérieures. Ils parlent de leurs motivations, leurs difficultés, le bilan. Ces podcasts ont vocation à aider les élèves de seconde et de première à faire leur choix. Les élèves de T6 et Mme Vidil.

Episode 6 : le duo Maths-Physique Chimie

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Episode 5 : pourquoi choisir HLP : Humanités, Littérature, Philosophie ?

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